Le sel des plages (Cotta et Tahadart, Maroc)

TitoloLe sel des plages (Cotta et Tahadart, Maroc)
Publication TypeJournal Article
Year of Publication1998
AuthorsAntoinette H
JournalMélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité
Volume110
Pagination167–192
ISSN0223-5102
Abstract

Antoinette Hesnard, Le sel des plages (Cotta et Tahadart, Maroc), p. 167-192. Il a toujours été considéré que les installations romaines de mise en saumure du poisson pour sa conservation et sa commercialisation s'accompagnaient de marais salants produisant les importantes quantités de sel qui leur étaient nécessaires. Le réexamen de deux installations de la côte atlantique de Maurétanie qui ont fonctionné au moins du Ier au IVe siècle ap. J.-C. montre que leur environnement ne se prête pas à la mise en œuvre d'un marais salant. En revanche, toutes deux sont pourvues d'une «chaufferie» absente des sites où les marais salants existent encore actuellement. Un autre mode de production du sel, sans marais, qui nécessite une installation de chauffage et un environnement tel que celui de ces deux sites est envisagé : la lixiviation des sables pour produire un sel (v. au verso) ignifère. Ce mode de production, connu au nord du golfe du Morbihan dès l'époque gauloise protohistorique, est resté en usage dans le nord de l'Europe jusqu'au XIXe siècle. Il est probable que cette méthode était connue des Romains : il s'agirait du «sel d'écume» de Pline l'Ancien.

URLhttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5102_1998_num_110_1_2025
DOI10.3406/mefr.1998.2025